A la découverte des villages wolof au coeur du Fouta !

La plus part de ceux qui écrivent sur le Fouta ne mentionnent pas ou n’insistent pas sur l’existence de villages traditionnels wolof au cœur de ce terroir ancien et historique. Certes, la majorité des villages du Fouta est habitée par des HalPulaar (ceux qui parlent la langue Pulaar) mais il existe, d’une manière évidente, une série d’agglomérations qui y sont implantées depuis des siècles où les populations parlent exclusivement le Wolof.

Ces villages sont situés administrativement dans les départements de Matam et de Podor. Pour le département de Matam, il s’agit de neuf (09) villages : Sédo Sébé, Thiarène, Taiba Nguéyène, MogoTafsir Balla ou Fété Niébé, Dienga, Pambi Wolof, Sinthiou Tapsir, Thiéhel Sébé ou Padé, Saré Liou .

Pour le département de Podor, il s’agit de cinq (05) villages : Thiouliky (Saré Mawdé ou Dëkk bu rey), Lour, Lougué Wolof, Nianga, Ndiandane qui est aujourd’hui une grande commune. Le village de Diagali Ouolof situé administrativement dans le département de Linguère mais géographiquement à cheval entre le Djolof et le Fouta partage très profondément des liens de sang et de lait avec Lour, Taiba Nguéyène, Mogo Tafsir Balla.

La ville de Podor compte une forte colonie Wolof ; un de ses quartiers porte d’ailleurs le nom révélateur de Djolofène. Tous ces villages situés, pour l’essentiel sur la partie Ouest du Fouta (le Diéri), partagent en plus de la langue (le wolof), les mêmes traits de culture et les mêmes réalités géographiques (villages enclavés ouverts sur le Ferlo et le Djolof). Les populations portent les mêmes patronymes qu’ils partagent avec ceux restés dans l’ancien empire (le Djolof).

Ces villages, profondément ancrés dans les valeurs religieuses (l’islam), sont aussi une terre de refuge, d’hospitalité, de solidarité. Cependant, malgré ces traits particuliers ou distinctifs, surtout linguistiques, la cohésion sociale des différents groupes ethniques (Pulaar, Wolof, Soninké), qui composent la population globale, reste toujours vivace. Mieux, ils sont considérés comme une richesse culturelle qui renforce et solidifie les relations et surtout leur vouloir vivre ensemble.

Alassane Mangane / famangane@gmail.com / Sédo Sébé, Matam

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